
Comme vous êtes nombreux à me demander comment m’est venu cette idée, je vais vous raconter. Concernant les détails très techniques, d’autres articles seront publiés, au fur et à mesure, prochainement. Petits curieux, restez attentifs.
Premièrement, comme la majorité des agriculteurs, j’ai choisi de faire ce métier par passion. Et j’ai bien évidement conscience des enjeux que celà implique. Cette dévotion pour les animaux remonte à ma plus tendre enfance.
Dans la petite commune où j’ai vécu les premières années de ma vie, un client du restaurant de ma grand-mère élevait des lapins. Fascinée, je voulais absolument en adopter un pour le cajoler. Mes parents ont forcément craqué! Une boule de poil toute blanche aux yeux rouge est restée à mes côté pendant onze années. Je l’ai appelé Panpan, en référence à mon dessin animé préféré du moment.
Toutefois, ayant grandi à la campagne avec une famille appréciant la gastronomie, j’ai aussi apris, et compris, très jeune à faire la distinction entre les lapins à manger et les autres.
En grandissant, je voulais devenir vétérinaire. Un petit échec scolaire m’a réorienté en lycée agricole où j’ai eu mon bac technique. Ne sachant pas vraiment vers quel métier me tourner ensuite, j’ai poursuivit ma scolarité en BTS Production Animale. C’est ainsi que mon orientation pour l’agriculture biologique s’est confirmée. Mais aussi la volonté de participer à son développement et donner l’accès à une nourriture saine à l’ensemble de la population. J’ai continué d’étudier dans ce sens jusqu’à obtenir un second BTS en Productions Horticoles. Mon objectif initiale était d’avoir des magasins de producteurs. J’ai eu mes enfants et j’ai changé plusieurs fois de carrière.

Je me suis retrouvée surveillante dans un collège en attendant…tous les jours, je réfléchissais à mon avenir professionnelle, à la manière dont je pourrai réaliser mes objectifs de vie. Et puis un matin, je me suis levée, je voulais élever des lapins bio de viande. C’était une évidence.
Je me suis mise à faire des recherches sur l’installation agricole, sur le marché agricole local et cunicole. J’ai pris contact avec les associations agricoles et écologique d’Ile-de-France et j’ai commencé à y rencontrer des gens. Des futurs clients, fournisseurs, collaborateurs, amis… Je me suis rapidement inscrite pour réaliser mon parcours professionnel à l’installation avec la Chambre d’Agriculture d’Ile de France. Mais aussi avec Abiosole dont Terre de Liens fait parti, pour ma recherche de terres. Mon projet se construisait petit à petit, mes démarches administratives étaient bien entamées, il me manquait plus que des terres. La partie la plus complexe! Le Val d’Oise c’est des maraicher ou des céréaliers ou des particuliers blindés et des projets routiers. Ca l’était déjà avant mais la période »Covid » a mis en évidence le besoin de retrouver une autonomie alimentaire française. J’ai donc approché les élus locaux dont beaucoup ont senti le besoin d’avoir un projet agroécologique. Mon dossier s’est perdu dans des piles, sur des bureaux. La plus part m’ont dit que mon projet est génial, je les ai relancé, et certain revu, mais j’attends toujours qu’ils me rappellent…

Alors, en attendant, j’ai poursuivie ma carrière de fonctionnaire. J’ai rejoint la lutte pour protéger des espaces verts du département. J’ai soutenu comme j’ai pu les agriculteurs français. J’ai quelques fois perdu espoirs mais tout en gardant un oeil sur le marché des terres agricoles et d’éventuelles opportunités. J’en ai eu plusieurs mais des obstacles m’ont empêché de finaliser mon projet. Toutefois, j’en ai retenu des choses positives à chaque fois.
J’ai fini par rassembler tous ses points négatifs. Je les ai analysé pour trouver une solution à chacun. J’en ai conclu qu’il fallait que je crée un projet alternatif que voici.
